• Pollinisation : ne tournons plus autour du pot ! 

    Une nouvelle Causerie « dans l’air du temps » ?
    En ouvrant à son tour, le vendredi 28 septembre, le dossier de la mortalité des abeilles, Le Papillon de la Presqu’île, associé pour la circonstance avec l’association J’accueille la nature, a montré, une nouvelle fois, son extrême sensibilité aux questions se rapportant à la défense de l’environnement. On ne peut regretter que la tenue de cette Causerie n’ait pu réunir qu’une trentaine de personnes dans la salle intercommunautaire de Kerantour, à Pleudaniel. Car il ne s’agissait pas seulement d’une simple redite, d’un discours redondant, mais bien d’administrer une « piqûre de rappel » fortement dosée. On aurait souhaité refuser des auditeurs tant le sujet nous semble d’importance pour la sûreté alimentaire de l’humanité.

    L’objectif de cette Causerie était de nous faire prendre conscience qu’au-delà des abeilles dites domestiques, c’est le monde des insectes dans sa grande diversité qui est menacé. Les abeilles de nos ruches ne sont que la partie visible d’un phénomène beaucoup plus large. On dénombre quelque 20000 espèces d’abeilles sauvages dans le monde (dont un millier en France). Roland Cuvier Or, comme le fera remarquer, en préambule, Roland Cuvier, le président du Papillon de la Presqu’île, les plantes à fleurs et les pollinisateurs co-évoluent depuis 60 millions d’années et le processus de la biodiversité se fracture depuis moins d’un siècle .Nous devons en craindre les conséquences pour nous-mêmes.

    Vendredi 28 septembre 2018, « Causerie » à Pleudaniel Aux côtés de Roland Cuvier, François Le Dudal, apiculteur professionnel à Cohiniac, dans les Côtes d’Armor, et Gilles Le Roux, apiculteur de loisir membre du Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles d’Ille & Vilaine. Celui-ci opère au coeur même de la ville de Rennes. Si le problème de la survie des abeilles n’était pas aussi inquiétant, nous pourrions nous amuser ici à concocter une fable de l’abeille des villes et l’abeille des champs. Le bon Monsieur de La Fontaine ne nous tiendrait pas rigueur. Même Voltaire apprécierait de nous voir plagier son fameux poème Jean qui rit, Jean qui pleure.

    Pourquoi une telle digression ? L’effet contrasté et apparemment paradoxal entre les deux interventions.
    Alors que François Le Dudal se trouve confronté à un effondrement de ses colonies, Gille Le Roux tire profit d’un phénomène pour le moins surprenant, du moins pour les non connaisseurs : l’attirance que les abeilles ont pour la ville.

    Mais il nous fallait raison garder. Entre la ville et le champ, on ne travaille pas sur la même échelle, mais la problématique reste la même. Là où le passionné va installer cinq à six ruches dans son jardin, pour son propre plaisir et celui du partage du fruit avec des amis, le professionnel qui veut vivre de son métier doit travailler avec quelques centaines de colonies. « J’ai perdu 80 % de ma récolte cette année. Les années précédentes nous n’en étions encore qu’à 30% ». Sur les 354 ruches qu’il a mises en place, 69 seulement ont fonctionné. Un cas isolé ? Non !

    François Le Dudal s’est fait ici le porte-parole d’une profession en plein désarroi. Son compère d’un soir a lui aussi mis l’accent sur cette perspective d’un monde sinistré, c’est-à-dire ne bénéficiant plus assez de la force de travail de ce microcosme du butinage. L’abeille des villes et l’abeille des champs sont sur le même bateau. Un bateau qui ne s’appelle pas encore Arche de Noé. Mais pour combien de temps encore?

    Vendredi 28 septembre 2018, « Causerie » à Pleudaniel

    Ne tournons plus autour du pot ! Nous sommes, comme le soulignera avec force Roland Cuvier, à l’heure des choix. Pour les trois conférenciers, il n’était point question de cibler cette autre profession qui travaille, elle aussi, sur «le vivant». Ils veulent croire que la prise de conscience du monde agricole, dont on ne peut nier la réalité, va s’accroître rapidement. L’agriculture et les insectes s’échangent les services. Les abeilles, les bourdons, les papillons butinent le pollen et le nectar. De nombreuses cultures ont besoin d’eux pour leur pollinisation.

    Non sans prendre en compte l’importance du volet économique et les difficultés que génère un changement d’amure des pratiques dans l’usage des produits phytosanitaires, ils n’en fustigent pas moins le politique qui semble encore englué dans les préoccupations du court terme, en n’osant pas décider pour le long terme. La Politique agricole commune (PAC), dont le budget pour la France s’élèvera, pour les 7 ans à venir, à 50 milliards d’euros, soit environ 7 milliards par an, pourrait s’avérer être un outil non négligeable. Les apiculteurs dénoncent surtout le poids des lobbys qui se retranchent derrière « la charge de la preuve » pour dénier à quiconque le droit d’affirmer que les pesticides et autres insecticides sont à la source de la mortalité de la gente ailée.

    Un chimiste japonais (Eijiro Miyako) vient de mettre au point un robot-insecte, un mini-drone susceptible de prendre la relève des pollinisateurs naturels. Ce petit robot pollinisateur télécommandé, muni de quatre hélices, est recouvert de trois millions de poils de cheval enduits d’un gel ionique, c'est-à-dire électriquement chargé, capture le pollen sur une fleur avant d’aller le déposer sur les pistils d’une autre. Mais combien de robots sur pile faudra-t-il fabriquer pour assurer une productivité équivalente à celle de ces stakhanovistes du butinage. Pour faire un pot de miel, les abeilles d’une ruche parcourent quelque 400000 km.

    Là encore, il ne s’agit pas de nier les avantages que peut et va avoir la robotique dans l’agriculture comme dans tant d’autres domaines, mais il est déprimant de constater qu’une partie des scientifiques semble avoir acté l’inéluctable disparition des pollinisateurs. Touchant au vivant, on est en droit de s’interroger sur les conséquences de cet épanchement du robot pour les corolles des fleurs. Au carrefour des ADN, on prend, à coup sûr, le risque de choisir l’impasse. Nous avons encore la possibilité de repenser, mais sans plus tarder, le modèle agricole qui assurera notre futur.

     


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  • Un rallye des routoirs… déroutant

    Dimanche 9 septembre 2018 à Pouldouran

    Un jour à marquer d’une croix dans les annales du Papillon de la presqu’île qui organisait, ce jour là, sur les rives du Bizien, un affluent du Jaudy, son deuxième rallye pédestre. L’an dernier Le Papillon avait convié des passionnés de la marche sur les sentiers du patrimoine de Pleudaniel. A Pouldouran, la mare d’eau en breton, il s’est agi de partir à la découverte de ce qui a fait un temps durant la richesse de cette commune voisine de la Presqu’île : les routoirs.

    Dimanche 9 septembre 2018 à PouldouranLe raDimanche 9 septembre 2018 à Pouldouranllye pédestre du Papillon offre une particularité. Au-delà de la découverte ou de l’approfondissement d’une histoire locale, il s’agit de marcher au pas de l’oie. Bigre ! Précisons très vite le pourquoi de cette expression qui pourrait laisser penser que nous invitons les participants à marcher au pas cadencé. Non ! Rien de ça ! 

    Comme l’an passé, les engagés, une cinquantaine, répartis en équipages de trois, quatre à cinq personnes, ont ajouté au plaisir de la marche, celui du jeu. Vous marchez, certes, mais à chaque point de contrôle, choisi pour l’intérêt du site, vous prenez le risque, en lançant les dés sur une piste du jeu de l’oie, Dimanche 9 septembre 2018 à Pouldouran

    de retourner quelques cases en arrière et de perdre du temps et des points. A l’inverse, si la chance est au rendez-vous, vous prenez de l’avance et si, en même temps, expression on ne peut plus dans l’air du temps, vous avez su cocher la bonne case d’un questionnaire portant sur le site en question, vous prenez une solide option pour la victoire finale. Avec à la clef, comme l’an passé, l’octroi, en guise de premier prix, d’une paire de crustacés pour lesquels, à de rares exceptions, tout le monde en pince.

    Ce rallye pédestre des routoirs aura été, pour le moins, déroutant à plus d’un titre. L’équipe en charge de l’organisation s’est ingéniée à donner du fil (de lin) à retordre aux engagés. Nombre d’entre eux connaissaient déjà d’avance l’existence de ces bassins creusés à proximité d’un ruisseau où l’on rouissait les plantes textiles, ici, exclusivement le lin. Il fallait donc corser le questionnaire en multipliant les sources d’erreur.

    Pour ce faire Le Papillon a pris bien soin de faire jouer le principe de précaution en demandant d’abord conseil à des connaisseurs de cette belle histoire. La grande époque de production des toiles de lin en Bretagne, donc dans le Trégor, se situe entre 1670 et 1830. Nous n’allons pas ici creuser plus avant cette histoire. A celles et ceux que cela intéresse, une bonne adresse : la maison des toiles de Saint Thélo, commune voisine de Mur-de-Bretagne (tél : 02 96 56 38 26). On peut également consulter l’ouvrage de Jean Yves Andrieux et Daniel Giraudon, aux éditions Skol Breizh, ainsi que les deux livres (L’or du lin et Une mer de lin de bleu) que Joël Raguenès, l’auteur, est venu dédicacer, en juin dernier, à Kermouster.

    Limitons nous à deux ou trois précisions concernant la saga du lin à Pouldouran. Voici les bonnes réponses qu’il fallait cocher: c’est en 1909 qu’a cessé le travail du lin dans cette commune ; entre 3, 8, 15, 30 ou 100 balles de toiles étroites superfines, il fallait s’en tenir au chiffre 3 pour savoir qu’à ce prix là le négociant pouvait, avant que ne s’effondre le marché, acquérir une belle et grande demeure.

    Ce n’est d’ailleurs pas ce qui manque dans les parages et, très judicieusement, après en avoir obtenu l’assentiment de ses propriétaires, Dimanche 9 septembre 2018 à PouldouranLe Papillon a permis aux marcheurs du gai savoir de découvrir le très beau site du manoir de Kerhir, première escale de ce circuit découverte. Nous n’irons pas jusqu’à soupçonner certains d’avoir, à ce moment là, cliqué sur leur i.phone pour s’assurer la bonne réponse concernant le sieur Jehan de Trolong, lequel est à l’origine de cette demeure. Ce sieur a fait allégeance au duc de Bretagne en 1437 A cette époque l’économie du lin ne battait pas encore son plein. Toujours est-il que ce fut une bien belle étape, enrichie par la présence, à une centaine de mètres de là, d’un routoir – ce sera le premier du circuit – et de la chapelle Saint Nicolas, qui date elle de 1480.

    Mais côté chapelle, c’est celle dédiée à Saint Aaron, Dimanche 9 septembre 2018 à Pouldouransituée sur le territoire de Pleumeur Gautier, que Le Papillon avait choisie pour faire à nouveau travailler les méninges et le don d’observation. Dans son jardin en quelque sorte, Le Papillon de la Presqu’île a pris un malin plaisir à semer le doute. 

    Si, vous qui nous lisez, vous ne connaissez pas encore Andrea Mantegna, retenez déjà une chose concernant cet artiste peintre et graveur italien (1431-1506) : il est considéré comme l’initiateur de la peinture sur toile de lin. Cette chapelle possède une toile de ce type de Robin Aîné, un peintre du XVIIIe siècle, que seuls des férus de l’histoire de l’art connaissaient avant que Le Papillon nous en fasse découvrir l’existence.

    Ce dimanche 9 août, Le Papillon a eu à cœur d’organiser le plus rigoureusement possible ce rallye qui nous fait également cheminer dans l’histoire. Une semaine avant le grand week-end dédié au Patrimoine, il aura donc joué son rôle d’incitateur, mettant il est vrai à profit l’excellence du travail réalisé par le collectif qui s’est chargé de la restauration des talus, barrières et routoirs de Pouldouran. Mais à marcher sur le sable mouvant du passé, on peut parfois prêter le flanc à la critique.

    Dimanche 9 septembre 2018 à PouldouranCe risque, Le Papillon l’a pris en conscience, ce qui, à l’heure où enfin les marcheurs ont pu se mettre à table pour se partager un cochon grillé onctueux à souhait, a donné lieu à quelques controverses non dépourvues d’une bonne dose d’humour.

    Dimanche 9 septembre 2018 à PouldouranDimanche 9 septembre 2018 à PouldouranCe rallye pédestre se sera déroulé, comme il aura démarré, dans une totale joyeuse ambiance. Assurément la patronne du café Le Bizien se souviendra longtemps de cette matinée où elle aura chaviré les cœurs des invités du Papillon. A l’heure du coup de feu du café du matin, il lui aura fallu, entre deux tournées de percolateur, écouter moult déclarations d’amour.Dimanche 9 septembre 2018 à Pouldouran Première épreuve pointée pour cette journée de découverte. Le Papillon ne bat pas que des ailes, il aime faire battre les palpitants. Et si coup de foudre il y eu, c’est bien pour cette commune qui, à nos yeux, a pour seul tort de ne pas faire partie intégrante de la Presqu’île.

    Quitte à prolonger ce compte-rendu, une toute dernière question : combien y a-t-il de routoirs à Pouldouran ?


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  • Fête de la mer 2018

    Que dire de plus que l'article de Jean Pierre dans la Presse d'Armor et regarder la galerie photos, témoignages de divers photographes.

    Fête de la mer 2018

     

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     http://le-papillondelapresquile.eklablog.com/fete-de-la-mer-2018-gallery216896

     


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  • Une 9ème Conviviale sous la coupe des voyous

     

    Etait-ce prendre un risque que de choisir pour thème celui des voyous ? Pour sa 9ème Conviviale, si risque il y avait, Le Papillon de la Presqu’île l’a pris en toute connaissance de cause, à nouveau au bar Le Chouchen de Trédarzec, ce vendredi 20 juillet. Risque calculé à l’aune d’un répertoire que nul n’ignore riche en la matière. Avec en figure de proue, l’incontournable Georges Brassens, celui là même dont la mauvaise réputation lui vaut d’avoir son nom gravé sur le frontispice des écoles de la République. Au pays de Saint Maudez, ce bouffe-curé notoire est même devenu icône.

    Vendredi 20 juillet 2018, à Trédarzec

    Avec le recul, on se prend à penser que cette Conviviale aurait peut-être du se tenir à même la grand salle des fêtes de Lézardrieux puisque celle-ci est dédiée à ce chantre qui a clamé haut et fort, pour séduire une Margot belle comme la Madone, qu’il était un voyou. Mais il n’est pas dit, même si l’objectif affirmé est de rassembler le plus de monde possible, que notre Papillon puisse se sentir à l’aise dans un aussi grand espace. L’arrière salle d’un bistrot lui semble, à cette heure encore, adaptée à ses ambitions. Au premier des rangs desquelles : établir une proximité et un véritable partage de sens et d’émotions.

    Fric-frac dans le répertoire

    L’alchimie a, une nouvelle fois, fonctionné sur cette scène ouverte de Trédarzec qui accueillait, comme c’est désormais la règle, des talents confirmés, sachant gratter (la guitare) ou souffleter (l’accordéon) , et des voix libérées du trac. Nous ne le répèterons jamais assez, participer à une Conviviale c’est se découvrir des capacités jusqu’à lors insoupçonnées devant d’autres que soi. Ce vendredi du mois de juillet de l’an 2018, ce sont surtout des femmes qui ont prêté leur voix pour opérer un fric-frac dans ce répertoire pouvant effrayer le bourgeois dont Brel a brossé un portrait sans concession

    .Vendredi 20 juillet 2018, à TrédarzecVendredi 20 juillet 2018, à TrédarzecVendredi 20 juillet 2018, à Trédarzec

    S’appelait-elle Margot cette femme dont Lenaig nous a rappelé, au rythme d’une godinette, qu’elle était lassée d’être jeune fille ? Qui sait ?

    A bien écouter Isabelle interprétant « Un dur, un vrai, un tatoué », chanson du film Raphaël le Tatoué (1938), les gonzesses et les nénettes n’ont, quant à elle, pas droit au moindre sobriquet teinté de tendresse. Mais sous Raphaël il y a Fernandel. Que l’on sache, l’acteur chanteur avait l’accent affectueux ! Fernandel, pardon Raphaël…un faux dur !

     

    Avec Polly, Lucy, jeunes filles de bonne famille, et Jenny-des-lupanars l’on a vu réapparaître le célèbre Macheath le Surineur. Ces trois femmes se sont disputées les faveurs de ce malfaisant qui finira par être anobli. La complainte de Mackie, interprétée par Noella, est extraite de l’Opéra de Quat’sous, une comédie allemande mise en musique par Bertold Brecht et Kurt Weill en 1928. Il y a donc tout juste quatre-vingts dix ans !

    Vendredi 20 juillet 2018, à TrédarzecVendredi 20 juillet 2018, à Trédarzec

    Il y avait également, comme qui dirait, de l’anniversaire dans l’air avec cette autre complainte, Elle était souriante, créée par Montel en 1908. Myriam et les deux Hélène, avec Roland en contre-chant, auront su nous montrer combien la résilience pouvait contrecarrer les attentes malsaines de gens sans foi ni loi, capables de faire subir à une pauvre châtelaine des maléfices d’une cruauté inouïe. On nous fera remarquer que sous cette sordide affaire se cachait, de fait, une publicité pour le Pyramidon un médicament anti-fièvre qui avait cours à la Belle Epoque.

    « Laissez passer les voyous ! »

    Mais qui sont véritablement les voyous ? Brassens n’aura en rien été le premier lanceur d’alerte comme nous l’a implicitement rappelé Martine en déclamant un poème de Jacques Prévert datant de 1934.

    Vendredi 20 juillet 2018, à TrédarzecCette année là, Prévert passe des vacances à Belle-Île. Il est alors le témoin d’un fait divers ayant défrayé la chronique. Depuis de longues années, cette île enchanteresse accueille alors en son sein des colonies pénitentiaires pour enfants. Un soir, un des enfants ayant été roué de coups pour avoir mordu dans un morceau de fromage avant de manger sa soupe, une émeute éclate, suivie de l’évasion de 55 pensionnaires. Une « battue » est alors organisée pour rattraper les fugitifs, avec prime de 20 francs offerte aux touristes et aux habitants de Belle-île, pour chaque garçon capturé. La chasse à l’enfant était lancée. « Bandit, voyou, voleur, chenapan ». Les gens dit honnêtes ont parfois de mauvais réflexes …

    « Laissez passer les voyous !» a chanté en son temps Philippe Clay (1927-2007). A Trédarzec, dans l’arrière salle du Chouchen, les voyous ont donc eu la vedette, mais pas qu’eux. Une Conviviale c’est une scène ouverte. La thématique n’empêche pas de s’en extraire. Que ce soit en Anglais, en Irlandais, en Français et, même en Breton, d’autres voix nous ont ouvert une évasion vers d’autres horizons. La 9ème a tenu toutes ses promesses !

    Vendredi 20 juillet 2018, à Trédarzec

     

     la galerie photos de cette soirée,

     

    Cliquer sur le lien ci-dessous

    http://le-papillondelapresquile.eklablog.com/galerie-de-photos-de-la-9eme-conviviale-gallery215600

     


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  • Voyages tous azimuts pour la 8ème Conviviale

    Au Papillon de la Presqu’île, on joue « cartes sur table ». Vendredi 25 mai, à L’Armor PleubianEn un mot : on ne triche pas avec la réalité des faits. Notre 8ème Conviviale, qui s’est déroulée le vendredi soir 25 mai au Talbert, à L’Armor Pleubian, n’a pas eu le succès escompté. Et pourtant, sans flagornerie de notre part, les absents ont eu tort, car, comme le bon vin, le cru s’est encore amélioré. On a les satisfactions que l’on veut bien se donner, mais celle-ci est entièrement fondée et nous la savons partagée par tous ceux qui y ont participé.

    Cette 8ème Conviviale avait pour fil conducteur le voyage. Evidemment qui dit voyage sous-entend horizons lointains, dépaysement et exotisme à la clef. Sur ce fil, chacun a pu broder en puisant dans ses propres sources d’inspiration, car le voyage peut prendre d’autres formes. Il peut être un retour sur soi-même, au travers d’une chanson, d’un poème, d’un texte ou d’un sketch. Le voyage intérieur, c’est une réalité qui nous transcende tous. Même quand on a la chance d’être à mille lieues de son port d’attache.

    Voyage Voyage ?

    Nous n’allons pas ici citer toutes celles et ceux qui ont donné à cette huitième édition tout le relief souhaité. Nous ne pouvons que les remercier d’avoir su donner le meilleur d’eux-mêmes pour nous emmener sur le chemin de l’émotion, joyeuse ou non. Quelques remarques cependant qui n’engagent bien évidemment que le « papillon » en charge du compte-rendu.

    Aucun de ces artistes d’un soir ne s’est aventuré à chanter le Voyage Voyage de Desireless, cette chanteuse française au look atypique que la rumeur a, récemment, annoncé comme morte. Point de reproche, simple constat !Puisque vous en voyage

    Même si l’Ankou a montré le bout de son nez, au travers de chants extraits des légendes bretonnes, il n’y avait effectivement pas lieu, ce soir là, de rendre un dernier hommage à cette chanteuse. Claudie Fristch-Mentrop, de son vrai nom, n’a pas tiré sa révérence et sa chanson demeure une référence du répertoire, au-delà de cette thématique du voyage. Mais force est de reconnaître qu’il faut de solides cordes vocales pour soutenir la comparaison avec cette interprète hors norme. Qui sait, si à une autre occasion, quelqu’un ou quelqu’une ne s’y essayera pas !

    On continuera à voyager.

    Alchimie efficiente

    Comme cela a été à nouveau confirmé, une Conviviale réussie relève d’une alchimie savamment pensée. Les organisateurs, face aux demandes exprimées, se doivent de trouver le bon dosage entre les talents confirmés et ceux qui sont encore germe, mais également entre la légèreté et la profondeur. Il est clair que si la scène reste ouverte, et doit rester ouverte à qui le veut, mieux vaut quand même préparer son coup quand l’envie vous prend de troquer votre costume de quidam pour celui de vedette d’un soir. Alors que le brouillard commençait à envelopper la Presqu’île, le vent du tract s’est fait parfois sentir au cours de cette soirée. Le tract, personne n’y échappe ! Et pourquoi le taire, c’est rassurant !

    So British !

    Qui dit voyage, dit découverte. Mais celle-ci peut venir à vous.Vendredi 25 mai, à L’Armor Pleubian Comme cela a été le cas avec un certain Simon Scardanelli qui, comme son nom ne l’indique pas, est un Anglais pur jus. Ses cordes vocales n’ont vraiment rien à envier à celles de Desireless. Il sait les mettre au diapason des cordes de sa guitare que l’on sait avoir été achetée en Allemagne et qu’il chérit plus que tout.

    Le baroudeur Simon Scardanelli a posé son sac à Merdrignac et c’est en terre bretonne qu’il entend continuer à cultiver sa passion pour le chant. Il nous fera « en français » une confidence : « Je ne chante pas les chansons des autres puisqu’ils ne chantent pas les miennes ». So British ! Une dose d’humour anglais qui nous a ravis.

    Mais que ce nouvel ami du Papillon de la Presqu’île le sache, l’humour est une donnée universelle. De ce côté ci de la Manche, on n’en manque pas. Il a d’ailleurs suinté tout au long de la soirée. Vendredi 25 mai, à L’Armor PleubianOn retiendra notamment ce sketch nous offrant une version latinisée du transfert, de la Cornouailles vers la Vallée des saints de Carnoët, de la statue de Saint Piran. Saint Patrice, qui n’est autre que le Saint Patrick des Irlandais, n’a pas dû en croire ses oreilles. Nous, on était plié de rire. Yes Sir !

    Bien qu’ayant souligné notre désir de ne pas dissocier qui que ce soit de cette belle prestation, nous ne pouvons conclure sans vous inciter à prendre directement connaissance avec des artistes au talent confirmé qui ont la gentillesse de se prêter aux règles du jeu des Conviviales. Cela s’appelle un renvoi d’ascenseur. Cliquez sur ces liens pour faire leur connaissance, même si vous croyez déjà les connaître !

    www.lydia-domancich.com/

    www.scardanelli.com

    www.flipp.e-monsite.com

    Donc satisfecit sur toute ligne, hormis le trop petit nombre de spectateurs Vendredi 25 mai, à L’Armor Pleubianet l’erreur que nous avons commise en confiant à un seul papillon le soin d’assurer la couverture photo.Vendredi 25 mai, à L’Armor Pleubian
    D’où le regret de ne pas pouvoir vous présenter une galerie complète des participants.
    Mais le flou pour de trop nombreux clichés n’avait vraiment rien d’artistique. Nous retiendrons la leçon !

     

    Cliquez sur le lien ci-dessous, et pardonnez au photographe

    http://le-papillondelapresquile.eklablog.com/8eme-conviviales-gallery212596


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  • Causerie fort instructive sur l’élevage porcin

     

    Vendredi 4 mai 2018, à KermousterSujet sensible, Causerie fort instructive. C’est sur le fil rouge du nécessaire dialogue que s’est tenue, le vendredi 4 mai, à La Cambuse de Kermouster, la deuxième Causerie de l’année. Même si le secteur de la Presqu’île n’est pas directement impacté par des stations d’élevage porcin, ce secteur de l’agriculture n’en demeure pas moins, ici aussi, celui qui est le plus soumis au regard critique du consommateur, du défenseur de l’environnement et de celui du bien être animal. Le département des Côtes d’Armor a le « redoutable » honneur d’être le champion toutes catégories dans ce domaine.

    Les professionnels qui se sont spécialisés dans cet élevage font désormais face à des oppositions multiples. Déjà confrontés aux aléas du marché et à un bras de fer quasi permanent avec la grande distribution, il leur faut affronter un questionnement de plus en plus pressant. Un vent de fronde qu’ils ont de plus en plus de mal à supporter, car, pour eux, bien des critiques reposent sur une méconnaissance des réalités de leur métier, sur des préjugés et des a priori. Ce samedi 4 mai 2018, à Kermouster, Le Papillon de la Presqu’île a souhaité démêler le vrai du faux, en invitant des professionnels à venir s’expliquer. C’est Philippe Le Goux, ancien éleveur lui-même, aujourd’hui en charge de la communication pour la coopérative Aveltis, par ailleurs maire de Pléguien, qui a accepté de donner suite à notre initiative.Vendredi 4 mai 2018, à Kermouster

    La coopérative Aveltis est un « poids lourd » de l’élevage porcin. Philippe Le Goux a du faire preuve de pédagogie pour tenter de persuader l’assistance que tout est fait au sein de cette corporation pour gommer les erreurs du passé, générées par une politique productiviste orientée vers l’exportation. Nous sommes dans les années 60 et c’est Edgar Pisani, alors ministre de l’Agriculture, promoteur de cette stratégie qui a profondément transformé les campagnes, qui va, pour la France, porter sur les fonds baptismaux la PAC, la politique agricole commune, au sein de la Communauté économique européenne. Le recours aux pesticides pour faire pousser le blé, le maïs, l’orge et le soja nécessaires à l’engraissage ne génère alors aucune inquiétude.

    Avec le porc, c’est la Bretagne qui devient région pilote. Elle le demeure : 14 millions de porcs l’an, soit 60% de la production nationale ; plus de 5000 exploitations où naissent et grandissent les cochons, six mois durant, jusque l’abattage. En amont : 4 usines de production d’aliments (4 millions de tonnes). Avec à la clef : 31000 emplois induits.

    Dans quelques jours Aveltis aura conduit jusqu’à son terme la fusion avec un autre groupement d’élevage porcin (*lire note). A écouter Philippe Le Goux, là est l’incontournable nécessité pour permettre au réseau des exploitations familiales de faire face à la concurrence européenne. Alors que cette coopérative fournit annuellement au marché un peu plus de 3 millions de porcs, au Danemark on franchit allègrement le seuil des 20 millions de tête.

    Une nécessité, ne serait-ce que pour défendre le modèle français, lequel, quoi qu’en disent ses détracteurs, n’a eu de cesse de répondre à l’attente d’un consommateur de plus en plus soupçonneux. C’est ce message qu’a adressé Philippe Le Goux. A-t-il été reçu cinq sur cinq ?

    Le chargé de communication a su, incontestablement, abattre quelques certitudes erronées. Notamment en démontrant, quasiment preuve à l’appui, que les exploitants n’ont eu de cesse, depuis la première directive nitrate européenne de 1991, de réduire l’impact des nuisances, dans le traitement du lisier, dans les méthodes d’épandages, dans le traitement sanitaire des bêtes. « Le lisier de porc est aujourd’hui labellisé pour les cultures biologiques. La filière porcine est celle qui a baissé le plus fortement l’usage des antibiotiques » a déclaré en substance Philippe Le Goux. Le lisier, pour partie expurgé de son azote, est utilisé à des doses adaptées aux besoins de la plante. Aujourd’hui, les éleveurs se servent des progrès de la technologie : GPS sur le tracteur, drone, etc.

    A l’appui de ces affirmations, Etienne Legrand, éleveur à Pommerit-Kericuff, a apporté son témoignage avec des arguments convaincants puisque relevant du bon sens. Peut-on imaginer qu’un éleveur qui court après la rentabilité puisse de permettre d’utiliser massivement des antibiotiques et des engrais minéraux pour arriver à ses fins alors qu’il sait combien cela va peser dans le bilan d’exploitation et que le consommateur l’attend au virage.

    Même si toutes les exploitations n’ont pu encore acquérir leur propre station de traitement du lisier - pour des raisons de coûts actuellement difficilement supportables en raison de la situation et les perspectives du marché – le mouvement est lancé. Les éleveurs de porcs sont bel et bien engagés dans une course contre la montre.

    Une course contre la montre car tout laisse à penser que nos habitudes alimentaires vont se modifier dans un temps peut-être pas si lointain que ça. Même si le porc reste encore la viande la plus consommée en France (32kg/an/habitants), la tendance est à la baisse « Il y a dix ans on en consommait encore 36 kg » indiquera Philippe Le Goux. Cette tendance risque fort de ne pas se renverser. Qui ne connaît pas autour de lui, à même sa famille parfois, des végétariens. Même si on peut s’étonner de son ancrage grandissant, notamment au sein des nouvelles générations, le mouvement Vegan s’ajoute à la problématique. Sans parler de ces start up qui commencent à mettre au point des saucisses végétariennes. Aujourd’hui, c’est le jambon qui a encore la cote du consommateur. A un point tel qu’il faut en importer. Pour les éleveurs, il faut chercher à produire des bêtes à haute valeur ajoutée.

    Sujet sensible, Causerie fort instructive, disions nous en préambule. Nous ne pouvions ici que rendre compte partiellement de la richesse des échanges que cette conférence débat a générée. Elle aura eu pour premier mérite de modifier bien des regards. D’une meilleure connaissance peut naître la reconnaissance.

     * Sans plus de précision, Philippe Le Goux avait annoncé, ce soir là, la fusion prochaine de la coopérative Aveltis avec un autre groupement d’éleveurs de porcs bretons. Aveltis (Landivisiau, 3.300.000 porcs/an)) et Prestor (Kersaint Plabennec, 1.750.000 ), qui travaillent déjà de conserve depuis plusieurs mois, vont officiellement ne faire plus qu’un à l’occasion de leurs assemblées générales du mois de juin. La nouvelle coopérative totalisera à elle seule 100000 porcs par semaine, produits par 1160 éleveurs de Bretagne et des Pays de Loire. La nouvelle structure fera ainsi jeu égal avec la Cooperl, le numéro un français.

     

     


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  • Sur le thème de l’amour, le talent a fait le reste

    Vendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le ChouchenL’amour, c’est sur ce thème générique que Le Papillon de la Presqu’île s’est posé, le vendredi 23 février, au bar Le Chouchen à Trédarzec, pour une nouvelle Conviviale, la première de l’année. Voilà quatre ans, quand Pascale Maux et Christian Michiels ont redonné vie à cet établissement, la presse locale s’est empressée de souligner que « le cœur de la commune s’est remis à battre ». Par amour de la musique et de la chanson, puisque Pascale et Christian, n’hésitant pas à quitter le zinc par intermittence, excellent dans la manière de « chauffer une salle » qu’ils ont pris soin d’aménager pour les besoins de la cause. Ils n’ont pas manqué, ce vendredi soir, d’offrir un aperçu de leur talent sur le registre souhaité par les amis qui organisent les Conviviales.

    Vendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le Chouchen

    Vendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le Chouchen

    Il faut dire que sur le thème de l’amour, le répertoire disponible est sans fond. Chacun peut y trouver son bonheur et y puiser au gré de son inspiration, les uns faisant remonter à la surface les airs d’ Antan qui ont façonné leur jeunesse, les autres, plus jeunes, en nous rappelant que ce n’est pas demain la veille que l’on arrêtera de faire battre les cœurs au rythme de la rime ou de la mélodie.

    C’est devant une salle comble que Marie-France, Philippe, Hélène, Eliane, Guy, Laurence, Hélène, Roland, Jean-Marie, Claude, Jean-Paul, mais aussi Jessica, Lambert et Thérèse ont décliné ce thème, sur plusieurs variantes.Vendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le Chouchen

    La tendresse a donné la tonalité générale, mais l’amour, tout le monde le sait, peut être tout aussi vache qu’aveugle. Cela a été rappelé avec humour, mais à dose homéopathique. Ainsi que son incontournable salacité, au travers des jeux de mots qui pourraient avoir valeur de citations obligatoires dans les manuels d’éducation sexuelle, à ne pas mettre bien évidemment dans toutes les mains. On ne dénombre plus le nombre de Christian qui, forts de leur talent respectif, ont mis en musique cette soirée de partage.

    Vendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le ChouchenVendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le Chouchen

    Avec Pierrot, Olga, Philippe et ces Christian, que le patron du Chouchen ne pouvait qu’apprécier, les touches des saxos et des accordéons chromatique et diatonique, les lames de l’harmonica et les cordes des guitares n’ont eu de cesse de donner le la.

    Vendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le ChouchenVendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le ChouchenVendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le Chouchen

     

    Au plaisir des ouïes s’ajouta celui de voir les doigts de Dominique glisser sur la manche de sa contrebasse. Ceux gantés de blanc, d’un énième Christian, ont apporté une touche subliminale, entre la mime Marceau et les Frères Jacques.

    Vendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le Chouchen

    Vendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le ChouchenVendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le ChouchenVendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le Chouchen

    Vendredi 23 février 2018, Conviviale à Trédarzec, bar Le Chouchen

    Trois heures de spectacle ; ambiance soutenue.

    Remettez nous ça, Patron !


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  • Sixièmes Conviviales sous le sceau du Téléthon

    Chanter, déclamer, conter…pour une bonne cause. Les sixièmes Conviviales, du vendredi soir 24 novembre, se sont placées sous le sceau du Téléthon.

    Initialement, il était prévu que cette soirée se déroule à La Cambuse de Kermouster. L’établissement étant fermé temporairement et les autres cafés du secteur ne pouvant les accueillir ce soir là, ces Conviviales ont pu se dérouler, à la date prévue, mais dans un lieu inhabituel, la salle de l’Ermitage de Lézardrieux.

    Grâce à la compréhension de la municipalité qui nous a offert gracieusement l’hébergement. D’ où l’idée immédiate de renvoyer l’ascenseur en complétant le plaisir partagé de la scène et du micro par une soirée restauration dont la recette serait reversée à l’Association Française contre la Myopathie dans la cadre du Téléthon. Cette salle de l’Ermitage offre l’avantage de disposer des infrastructures nécessaires pour joindre l’utile à l’agréable.

    Cerise sur le gâteau, un peintre ami,qui tient galerie à Paimpol, Jacques Robert, nous a spontanément offert une grande toile, qui a été mise en tombola dans la soirée, le ticket à 5 euros. 

    Cette tombola deviendra itinérante, puisque l'oeuvre sera présentée sur le marché de Lézardrieux le vendredi 8 décembre et le marché le samedi 9 à Pleubian.

    Le tirage au sort du gagnant aura lieu le samedi 9 à 12 heures à la librairie Bouquine à Pleubian. la recette sera également reversée au Téléthon

    Une petite cinquantaine de personnes ont honoré le rendez-vous. La salle aurait assurément pu en accueillir un plus grand nombre. Si déception il y a eu de notre part, elle ne fut que très brève car, très vite, le talent et la bonne humeur ont donné à ces Conviviales toute la saveur requise.

    Entre des textes et chansons gravées dans la mémoire collective et celles et ceux fruits instantanés de l’imaginaire des acteurs d’un soir, les trois tours d’horloge se sont écoulés agréablement. On ne le dira jamais assez ! Nous avons tous en nous des talents insoupçonnés.

    Même modestes, ils ne demandent qu’à s’exprimer. Les Conviviales nous en offrent l’occasion, dans un climat d’authenticité et de générosité.

    Vendredi 24 novembre 2017 à LézardrieuxVendredi 24 novembre 2017 à Lézardrieux6 èmes Conviviales du Papillon - 24/11/20176 èmes Conviviales du Papillon - 24/11/2017


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  • L’Automne au jardin : le public a honoré le rendez-vous

    Dimanche 1er octobre 2017 à LanmodezNous aurions aimé que ce dimanche 1er octobre le soleil puisse composer avec les nuages, mais il n’aura pas, malheureusement, eu suffisamment de force pour s’imposer et c’est sous une pluie de plus en plus poisseuse, dès la fin de la matinée, que s’est déroulée cette 4ème édition de L’Automne au jardin.

    Même si les plantes aiment sentir l’eau couler sur leur tige jusqu’aux racines, cette pluie en continu a contraint les pépiniéristes qui épaulaient cette nouvelle bourse d’échanges à quitter la place sur le coup de midi. A l’heure de la clôture, Dimanche 1er octobre 2017 à Lanmodezla joyeuse troupe de Batucada réinvestira le lieu, montrant ainsi que ce n’est pas parce que le temps fait grise mine qu’il faut en oublier de faire la fête

    D’ailleurs, l’ambiance sera restée fort soutenue à l’abri du toit de Ty an Holl, la grande salle mise à disposition, comme les années précédentes, par la commune de Lanmodez.

    Un public nombreux a, en effet, honoré le nouveau rendez-vous que nous lui avions fixé. Autour de la longue table où s’entremêlaient le thym, la marjolaine, la menthe, les hibiscus, les euphorbes, les sedums, du tabac et tant d’autres espèces végétales, le flot du questionnement ne s’est à aucun moment tari..

    La passion de nos amis du Papillon qui sont à l’origine de cette « bourse aux plantes » n’a d’égale que celle de tous ceux qui ont franchi le seuil de Ty an Holl avec une seule idée en tête : trouver ici matière à enrichir ou à renouveler son jardin, si ce n’est son intérieur.

    Dimanche 1er octobre 2017 à LanmodezOn ne le dira jamais assez, les plantes portent en elles la sève de la rêverie. Tous les amoureux des jardins peuvent ainsi associer la Verveine de Buenos Aires aux grands espaces de l’Argentine sur lesquels pousse en abondance cette vivace. Idem avec le Coquerez du Pérou qui, contrairement à l’Amour en cage, autre espèce de Physalis, préférera, quant à lui, la chaleur douillette d’un intérieur. Tout comme les compositions florales (Ikebana)de Bernard Bouillon dont l’excellence artistique a agrémenté de la plus belle façon qui soit cette manifestation.

    Rêverie certes, mais aussi plaisir du savoir. Par sa présence, la librairie Bouquine n’était pas sans nous rappeler que les plantes sont à la source de nombreux ouvrages traitant de la manière qu’il y a de les mettre en valeur. La connaissance s’acquière sur le terrain, mais le livre est là pour nous aider à la compléter. Comment ne pas, ici, évoquer le rôle que jouent les euphorbes mellifères auprès des abeilles ? Jean-Pierre Le Dantec, l’apiculteur de Kermouster, parle de son métier, il est vrai, comme un livre. La curiosité aura virevolté autour de sa ruche, désertée pour la circonstance par ses hôtes. Fidèle participant, il sait combien ses dames de compagnie ont besoin d’un environnement végétal qui demande à être plus protégé qu’il ne l’est actuellement.

    C’est dans cet esprit que les écoliers du regroupement pédagogique de Pleumeur-Gautier et de Lanmodez ont été conviés à renforcer l’intérêt de cette manifestation. Ces « jeunes pousses » en savent maintenant peut-être plus que beaucoup de personnes sur l’art et la manière de faire pousser une citrouille. On se doit de les encourager à poursuivre dans cette direction. Leurs enseignants en sont euDimanche 1er octobre 2017 à Lanmodezx aussi convaincus. Le grand panneau sur lequel étaient assemblés leurs dessins confinait à une œuvre d’art collective. La graine du talent est assurément en germe.Dimanche 1er octobre 2017 à Lanmodez

    Pour l’anecdote, on retiendra que la grosse citrouille « mise aux enchères-pesée » pesait très exactement 10 kg. Il aura fallu un tirage au sort pour départager ceux qui ont su estimer son poids exact.

    Les aquarelles de Jean Marie Jacquot, un président (des Papillons de la Presqu’île) artiste peintre qui aime croquer la nature, ont été, quant à elles, à la source d’une loterie fort disputée.

    Malgré une météo chagrine, cette nouvelle édition de l’Automne au Jardin nous renforce dans l’idée du bien fondé de cette manifestation. Sa pérennité nous semble assurée. Qu’il pleuve ou qu’il vente !

    Bien évidemment nous remercions tous les exposants qui ont apporté leur contribution à la réussite de cette édition 2017. D’ailleurs, il nous paraît évident qu’au-delà d’une journée de présence, le contact entre leurs clients effectifs ou potentiels se doit d’être maintenus. Aussi, nous vous invitons à prendre note de leurs coordonnées

    Le jardin de Méridoul, Sylvain Anthoine Jardinier-Producteur à Plouha

     Jardin de Kerflandry, Sylvie Gautier Maraîchère bio à Plleubian

    Jean Pierre Ledantec, Apiculteur à Kermouster

    La librairie Bouquine,  à Pleubian

    Les herbes Vagabondes, à Plouézal

    Marc Rapillard, Photographe d'oiseaux à Pleubian

    Marie Thérèse Le Cousin, Couture Personnalisée à Pontrieux

    Sabine Barissol, Aquarelliste à Pleubian

    Marcelle Carrie, Vannerie Créative à Ploumillau

    Géraldine Shmurr-Picard, Athérapie création - (Annanabois) à Pleudaniel

    Nicole Guillien, Émaux sur lave, Pleumeur-Gautier et au Moulin Pradet à Artonne 63460

    et... pour conclure Les enfants et les parents d'élèves

    du regroupement pédagogique Pleumeur-Gautier/Lanmodez

     

    Un grand remerciement à Ouest France pour la fourniture gracieuse des flèches de direction 

    Dimanche 1er octobre 2017 à Lanmodez

    Dimanche 1er octobre 2017 à Lanmodez

     

     Dimanche 1er octobre 2017 à LanmodezDimanche 1er octobre 2017 à Lanmodez

    Dimanche 1er octobre 2017 à LanmodezDimanche 1er octobre 2017 à Lanmodez

     

     http://le-papillondelapresquile.eklablog.com/nos-statuts-c26133138

     http://le-papillondelapresquile.eklablog.com/automne-au-jardin-2017-gallery202548


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  • Lanmodez, sur la place et à la salle Ty an holl

    L'automne au Jardin - 1er  Octobre 2017

    Les trois éditions précédentes  de “l’Automne au Jardin”  ayant été couronnées d’un évident succès, grâce aux membres du Papillon,aux bénévoles et la participation des jardiniers amateurs,  il est apparu évident de reconduire encore cette année cette manifestation dans sa spécificité.

    Les Enfants des écoles de Lanmodez et de Pleumeur-Gautier y seront présents pour nous faire admirer leurs dessins sur le thème du " Jardin" .

    La bourse de plantes, sera comme à l'habitude un lieu d’échanges de plantations, de bouturages et d’expériences, tissant ainsi des liens entre les jardiniers pour le plus grand bonheur de donner et aussi de recevoir.

    Chacun pourra également acheter des produits aux Artisans dans la salle et des plants aux pépiniéristes professionnel, ainsi que des légumes bio (le matin), sur la place.

    Les Abeilles, ces auxiliaires du jardinier seront représentés, par un apiculteur, avec ses ruches et son miel

    Un photographe d’oiseaux sera là également pour faire découvrir ceux qui nous côtoient sur la Presqu’île

    Une aquarelliste de la Presqu'île nous fera également découvrir son travail

    Une bibliothèque d’ouvrages sur le Jardin  présentée par la Librairie Bouquine de Pleubian permettra à chacun de découvrir des variétés de plantes et des techniques de mises en valeur des plantations et de leurs couleurs, et d'acheter ou de commander les ouvrages consultés 

    Les poneys de l’Ile à Bois seront là pour le bonheur des enfants.

    Animations diverses, musique, jeux et tombolas agrémenteront la journée.

    Bienvenue  à toutes les Jardinières et à tous les Jardiniers qui viendront participer à la bourse d'échange

    Le café-épicerie Le Relais de Lanmodez proposera la restauration.

    Renseignements et inscriptions des artisans : Odile Jacquot au 02 96 22 87 68


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